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Patrimoine

Les remparts

  Le visiteur est frappé par l'imposante masse des remparts.
Ces fortifications ont été construites au XIIème siècle en pierres tirées des Carrières de Saint Georges déjà exploitées par les romains
pour la construction du Théâtre Antique d'Orange.

Lorsque Louis XIV ordonna la démolition des remparts d'Orange, le Château et les remparts de Courthézon n'échappèrent à l'époque au même sort que grâce aux instances des Consuls de Courthézon. La nuit, un savant éclairage met en valeur leurs pierres qui gardent jalousement les fantômes du passé.
Quatre portes donnaient accès à l'ancienne cité.
Nous sommes invités à entrer au cœur du village par les trois portes conservées.

 

 

LES PORTES

 

LA PORTE AUROUZE

La porte au nord, elle tire son nom de sa situation face au vent « Auro » le Mistral.
Elle a encore ses machicoulis, mais a perdu ses créneaux, à l'époque, elle était fermée par un lourd portail en bois.

 

LA PORTE BELLE CROIX

C'est la plus belle et la mieux conservée. En ogive et à pont-levis, elle a encore intacte sa couronne de machicoulis.
La rivière « la Seille » creusée en 1289 servait de fossés aux remparts de cette porte sud. Elle tire son nom d'une croix située alors à la place de l'actuelle fontaine. Sous sa voûte, on voit l'escalier qui conduisait les défenseurs jusqu'au sommet.

 

LA PORTE DU PRINCE

Elle fut appelée ainsi par Guillaume de Nassau. Chassé d'Orange, il fut sauvé par le Capitaine du Château et accueilli à cette porte par les habitants de Courthézon en 1604.

 

L'ÉGLISE


 

 

L'église Saint Denis

En 757, l'invasion musulmane livre Courthézon au pillage. Les Sarrasins en furent chassés par Guillaume au Cornet, Prince de Toulouse en 793 .

Pour célébrer cette victoire, Charlemagne aurait fait entreprendre la construction de l'église. Dans une description de cette église écrite le 30 janvier 1886, on peut lire « un clocher carré accolé d'une tourelle carolingienne » qui n'est autre que la tourelle contenant l'escalier accédant au clocher. L'église actuelle remonte au XIIème siècle pour la nef et le clocher.
Des modifications importantes furent effectuées au cours des siècles, notamment, un nouveau chœur fut construit à l'ouest en 1833, les vitraux furent rajoutés en 1868 et 1869 .

 

Si l'on se place dans le chœur devant l'autel actuel, on peut voir les personnages suivants (de gauche à droite) :

    Saint Martin et Sainte Claire
    Saint Louis et Saint Jean l'Evangéliste (symbolisé par l'aigle se tenant auprès de lui)
    Saint Alexandre, Pape, Sainte Anne, mère de Marie
    Saint Georges et Saint Denis, patrons de la paroisse
    Sainte Mathilde et Saint Augustin
    Saint Pierre et Saint Laurent, diacre
    Sainte Barbe et Saint Dominique.

Construit par la Maison Théodore Puget, père et fils, de Toulouse, en 1875, l'Orgue est composé de 18 jeux. Classé monument historique, il a été nouvellement restauré.

 

LES FAMILLES

 A partir de 793, jusqu'au rattachement à la France en 1731, cinq familles ont régné sur Orange et Courthézon.

    Famille des Comtes de Toulouse 793 à 1173
    Famille des Baux 1173 à 1393
    Famille de Chalon 1393 à 1530
    Famille de Nassau 1530 à 1703
    Famille de Conti 1703 à 1731

    En 1731, un échange est fait entre le Roi de France Louis XV et le Prince de Conti, Courthézon et la Principauté d'Orange sont définitivement incorporés au Domaine Royal par acte du 29 mai 1731.

 

LA CHARTE DE COURTHÉZON

Un grand moment de liberté pour Courthézon

 La Charte qui fut accordée en 1302 à la communauté de Courthézon et que les notaires du lieu appelèrent « la grant liberté de Courthézon » concernait surtout la classe inférieure désignée sous le nom « d'innobiles, de plebeii ».
A partir de cette époque, les habitants de Courthézon furent libres dans leur personne et dans leurs biens.
Le Seigneur ne pouvait imposer aucune taille. Ce fut une grande liberté pour l'époque car il était inhabituel de concéder des privilèges et des libertés à une classe inférieure aux nobles.

 

LE CHÂTEAU

Sa construction primitive remonte au VIIIème siècle.
Ici s'écrivent dès le Xème siècle les grands moments de l'histoire de Courthézon.
On pratique au vieux château « l'amour courtois » avec la tenue de « cours d'amour » réputées, on raconte que Rambaud, l'un des plus célèbres troubadours de l'époque, y a aimé la gracieuse Comtesse de Die.
Le château fut aménagé et agrandi par la puissante famille des Baux qui l'habita de 1289 à 1293 .
Peu de documents existent sur son histoire, nous citerons simplement qu'il fut remis à neuf en 1564.

Une estampe du R.P. Bonfa (1686) nous indique qu'il y avait un superbe donjon, une chapelle
et de vastes bâtiments pour le logement. Le château et ses dépendances furent démolis en 1768 et les pierres furent employées à la construction de la digue sur l'Ouvèze.

Sur ses ruines, s'élève maintenant une demeure privée ceinturée des restes de murs crénelés.

 

LE BEFFROI

Au 15ème siècle, la Maison Consulaire ou Mairie, autrefois au quartier du Puy, vient s'installer dans les locaux dits actuellement « ancienne mairie ».
Cette maison dont il ne reste rien avait été donnée à la communauté par Monsieur De Panisse, Maître d'hôtel de Louis XII . La tour de l'horloge qui la touche date de 1653, elle est surmontée d'un élégant campanile en fer forgé classé monument historique.

 

CHÂTEAU DE VAL SEILLE

  Courthézon possède l'un des plus beaux hôtels de ville de la région.
C'est en 1952 que la municipalité acquiert le château de Val Seille qui fut construit par un enfant du pays, Elie Dussaud, entrepreneur de travaux maritimes, dont la carrière exemplaire est liée à l'essor économique que connut la seconde moitié du XIXème siècle.

Son nom est associé à de grands travaux tels que Marseille, Port Saïd, Cherbourg, Smyrne, Suez, Gênes, Trieste etc…
Elie, en construisant le château entre 1866-1868, apporte un fleuron supplémentaire à un passé historique déjà riche.
Val Seille a toutes les apparences d'un château néo-renaissance, rare en Provence, s'inspirant d'édifices prestigieux tels que Chambord, Azay le Rideau ou Chenonceau.
Imitation de la première renaissance, mais traité avec la liberté et la fantaisie que se permet l'architecte du XIXème siècle, Louis Astric.

Le château est agrandi en 1892 sur sa façade postérieure sous la direction de l'architecte Gustave Mouries.
« La Galerie des Tableaux ou Palais des Arts » sert actuellement aux réunions du conseil municipal.
Elle comporte de nombreuses boiseries, des tableaux allégoriques, des portraits d'artistes et gens célèbres de l'époque.

Au plafond, Alfred Casile a représenté les ports illustrant les grands chantiers d'Elie Dussaud. La galerie est dans son esprit un véritable temple des arts où l'on peut lire sur la pierre et au travers des œuvres rassemblées un message sur l'art universel.

Dans la pensée d'Elie Dussaud, le Jardin d'Hiver, devient le symbole érigé entre le château et la galerie de tableaux, un univers de lumière et de nature avec des fleurs,des plantes exotiques et le chant léger de la cascade tombant de la rocaille.
A Val Seille, de grandes réjouissances, bals et réceptions, étaient organisés, excursions, parties de chasse se succédaient, les personnalités en vue étaient invitées. Le tableau que nous tentons de brosser d'Elie Dussaud ne serait pas complet si nous ne parlions pas de son action charitable.

C'est principalement Courthézon où il fut Maire de 1869 à 1874 qui bénéficiera de ses attentions et de ses bienfaits. Elie voulait laisser un souvenir impérissable de son passage, plus de cent ans après,
on peut admettre qu'il y est parvenu.

 

LES FONTAINES

Il faut remonter à 1852 pour trouver l'origine et les premières réglementations de l'alimentation en eau potable de Courthézon et de la distribution d'eau aux habitants.

Une source située à 2 km de Courthézon , au quartier des Neufs-Fonts, résurgence d'une nappe souterraine de l'Ouvèze, alimente en eau potable la commune.
Notre cité compte 15 fontaines, parmi lesquelles :

 

LA GRANDE FONTAINE

Elle fut construite sur l'emplacement d'une ancienne croix marquant la croisée des chemins et qui avait donné son nom à la porte voisine des remparts (Porte Belle Croix).
Cédant la place à cette première fontaine en rocaille aujourd'hui disparue, l'actuelle fontaine fut offerte
par Elie Dussaud et inaugurée le 25 septembre 1857.

 

LA FONTAINE AUX MICOCOULIERS

Adossée à l'église bordée par deux micocouliers, elle fut édifiée au XIXème siècle sur l'emplacement du cimetière qui, jadis, entourait l'église.

 

LA FONTAINE SAINT PIERRE

La Fontaine Saint Pierre qui fut la première fontaine publique construite en 1850 .

 

LA FONTAINE DES QUATRE SAISONS

Elle est située à la Porte du Prince. Elle abreuvait les 3 ou 4000 moutons qui se dirigeaient vers les alpages du Vercors.
Courthézon était le carrefour des transhumants.

 

LE PATRIMOINE CAMPAGNARD

CHATEAU DU MONTELLIER

 Sur la petite route qui mène à Bédarrides, le Château du Montellier était déjà connu dès le début du XVème siècle, ses bâtiments actuels sont du XVIIIème siècle.

 

CHATEAU DE VERCLOS

La Seigneurie de Verclos, sur les bords de l'Ouvèze, fut érigée en fief par lettres patentes du Prince Guillaume 1er de Nassau en faveur de noble Pierre Rousset, écuyer, régent de la principauté, en 1549. Verclos, poste avancé de la principauté d'Orange, surveillait le seul gué de l'Ouvèze reliant Courthézon à Sarrians.
Il conserve dans ses murs des aménagements défensifs, dont une tour carrée pourvue de bouches à feu.

 

LES ORATOIRES

Les oratoires jalonnent les routes de lumineux repères.
Ils évoquent toujours une image d'apaisement et apparaissent au bord du chemin comme de silencieux veilleurs chargés de suggérer une présence spirituelle ou une pensée pieuse. Cinq oratoires existent à Courthézon.

 

ORATOIRE SAINT JOSEPH

 Il est situé sur la route de Châteauneuf du pape accolé à l'extrémité du mur de clôture de la propriété de la famille Autard, tout de suite après le pont de la Grand Maire. La niche rectangulaire renferme une statue modeste et est fermée par une grille.
Une croix en fonte s'élève au dessus du toit plat.
On devine la date du 23 avril 1810 inscrite sur le monument.

 

ORATOIRE DE SAINT LAURENT

Ce bel oratoire est situé à 4 km au sud de Courthézon sur le chemin de Saint Laurent.
Surélevé de deux marches, ce monument en pierres de taille présente une niche romane
encadrée par deux pilastres sculptés.
La statue de Saint Laurent est protégée par une grille à fines mailles en losange.

 

ORATOIRE DE NOTRE DAME DE LA PAIX

Au nord de Courthézon, sur la route de la Plaine, Alphonse Paumel a fait élever dans ses terres, au bord de la route, un oratoire à double niche consacrée à Notre Dame de la Paix et à Saint François d'Assise,
il est placé sous un amandier, ce qui le fait appeler en provençal « l'ouratori de l'amelie ». A l'orient, face au Ventoux, la niche est dédiée à Notre Dame de la Paix et contient une statue de la Vierge en terre cuite, œuvre de Monsieur Paumel.
A l'occident, la niche est consacrée à Saint François d'Assise, en raison de ses origines provençales.
A l'intérieur de ce monument : bouteille de vin, historique de la construction, pétales de roses d'Assise et feuilles de chêne.
La construction de cet oratoire fut terminée le 8 septembre 1950.

 

ORATOIRE SAINT MARC

Il est maintenant consacré à Notre Dame. L'oratoire Saint Marc était en effet sur la route de l'Ouvèze, pour le sauver de la destruction, il a été transporté par Monsieur Du Peloux, pierre par pierre, à l'entrée
de sa propriété. La masse de ce monument représentait 4,5 tonnes.
Dans la niche, une vierge en pierre polychrome, tenant l'Enfant Jésus sur son bras droit, alors que généralement, c'est le bras gauche qui le soutient.

 

ORATOIRE NOTRE DAME

Situé à l'angle du mur de clôture du parc du Château de Val Seille, au carrefour de l'ex route de Jonquières, il a été édifié au XIXème siècle par Elie Dussaud.

 

LES CHAPELLES

Six chapelles ont été érigées sur le territoire de Courthézon.
Dès les premiers siècles du Christianisme, des lieux de culte se sont élevés à l'emplacement des temples romains, et souvent avec leurs matériaux, ce fait est reconnu pour deux chapelles :
« Saint Laurent de Barbara - Saint Georges des Garrigues »

 

Chapelle Saint Laurent

Sur la colline de Saint Laurent, dominée par le Mont Ventoux, une chapelle fut construite près d'un château, dont l'emplacement n'a jamais été découvert. On pense que cette chapelle aurait été construite
en 1210 en même temps que le château qui appartenait aux Comtes de Toulouse.
Laissée à l'abandon à partir de 1707, la chapelle fut définitivement abandonnée à la Révolution, seul subsiste un oratoire dédié à Saint Laurent avec son grill. (Saint Laurent fut martyrisé et brûlé vif sur un gril et l'histoire dit même qu'au cours de son supplice, il demanda à ses bourreaux de le retourner sur son gril, afin qu'il fut brûlé des deux côtés).

 

Chapelle Saint Dominique

L'existence d'une ancienne chapelle dédiée à Saint Dominique est attestée par une ferme portant son nom. Des documents ont été trouvés aux archives d'Avignon.

 

Chapelle Saint Pierre

Construite vers le XIIème siècle sur la route d'Orange, menant à la Porte Aurouze, elle se trouve à l'extérieur du village. Elle est de style Roman Provençal, restaurée en dépit du bon sens, elle a perdu son cachet d'antiquité.

 

Chapelle Saint Etienne

Sur la route menant au « camin dis abéié » et de là au château de Pecoulette, la chapelle Saint Etienne fut construite par Etienne Guérin.
Une dédicace est portée sur le porche « chapelle fondée en l'honneur de Saint Etienne par Sieur Estienne Guérin en 1693 »
Cette chapelle est depuis fort longtemps abandonnée et sert de remise, on peut encore admirer les ferrures d'un serrurier inconnu, sans doute courthézonnais.

 

Chapelle Saint Georges des Garrigues

 Empruntez la route bucolique de Châteauneuf du Pape, et sitôt franchi le pont de la Grande Maire, vous avez face à vous l'Oratoire Saint Joseph. Là une petite route vous conduira au milieu des vignes
et, devant les ruines touchantes de la chapelle Saint Georges, vous pourrez méditer sur la fuite du temps. Cette chapelle daterait des premiers siècles du Christianisme.
Elle avait pris la place des dieux romains. Des pans de murs subsistent, des sculptures érodées par les vents, évoquent le travail d'artistes inconnus.
On ignore jusqu'à quelle date le culte y fut célébré :
était-ce un lieu sanctifié par des ermites ? les restes d'un cimetière pourraient le laisser supposer

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